J moins quelques heures…

Qui s’en va aime être regretté un tant soit peu… Cette année presque défunte n’y déroge pas qui nous inonde depuis ce dernier matin d’un soleil presque printanier après que l’horizon de la semaine se fut borné au grillage du jardin voisin ! La brume s’était emparée des alentours et laissait ma maison toute recroquevillée sous le froid humide de ce décembre agonisant. Une nouvelle année, dans quelques heures, pointera le bout de son nez, moins encore que par le passé on ne sait de quel bois elle va se chauffer… Je ne suis pas tellement pressée de la voir arriver, elle qui chargera mon gâteau d’anniversaire d’une bougie supplémentaire… Cependant, vieillir n’est pas un sujet intéressant, ne compte que la manière de s’en accommoder puisque la chose est absolument inéluctable !

L’eau ruisselait sans se lasser, creusant rigoles et noyant l’herbe sous la boue des taupinières ! Le printemps serait laborieux ou ne serait pas tant la terre n’était plus que marais… Il ne faudrait pas tarder en mars pour devancer l’urgence qu’à l’ivraie de s’approprier rocailles, massifs et allées. Le potager ne reprendra ses esprits que bien plus tard, d’ici là il n’est pas à l’abri de quelques averses de flocons ou de grêlons, que diable, l’hiver est à peine installé que je pense avril et réveil printanier ! Incorrigible je suis à ne savoir qu’avaler tout rond le moment présent comme si le suivant pouvait m’échapper et me laisser sans plus une seconde à dépenser !!!

Je regarde le soleil se cacher derrière les grands sapins, ce jour qui s’éteint est le dernier de cette année pour le moins « virulente »… Curieusement, j’en ai presque de la peine, je n’aime pas ce qui s’achève sans qu’on ait eu la possibilité de s’accorder ou de s’expliquer, je n’aime pas qu’on puisse se quitter fâchés… Parce que je sais qu’on ne la rattrapera pas davantage que les autres, j’ai ce besoin d’en profiter jusqu’à son ultime souffle, les couleurs du ciel ne savent comment se faire pardonner les grisailles des couchers passés, et c’est d’une aquarelle lumineuse et colorée qu’il éclaire les collines dessinées à contre-jour sur l’horizon. C’est ainsi que j’aimerais que vous vous retourniez sur 2021, avec un peu de bienveillance, car que peuvent quatre chiffres à la folie et l’irresponsabilité des « hommes » ? Les quatre suivants feront du mieux qu’ils le pourront, en fonction de l’aide que nous sommes prêts à leur proposer… « Aide toi et le ciel t’aidera » dit-on… Gageons que nous prenions davantage conscience que chaque petit geste envers l’autre permet de transformer peu à peu l’égocentrisme qui nous mène par le bout du nez en une société plus conciliante et généreuse, plus que jamais je vous souhaite, mes ami(e)s, de trouver l’apaisement, la concorde, la beauté du monde est à ce prix, l’optimiste que je suis ne peut se résoudre à ne voir que le verre à moitié vide, et ce soir, si nous avons cette chance, levons les, emplis de bulles d’espoir ou de champagne, à l’espérance, à l’amitié, à la tendresse et à la gentillesse, toutes valeurs qui nous feront bien plus riches que tous les coffres-forts du monde !

Author: Mo

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