Oscapalarland…

Je trépigne, je trépigne, mes quatre loustics sont arrivés à la maison tandis que je suis assise derrière mon bureau à ne plus savoir comment faire pour oublier qu’ils sont si près, et moi si emberlificotée dans mes dossiers !

Je donnerais cher pour fermer la porte avant l’heure et aller de ce pas ouvrir la mienne bien plus rigolote, j’entends déjà les cris de mes sioux préférés et la galopade qui m’accueillerait au premier tour de clef…

Mais je dois encore patienter… Une bonne heure… C’est très long, une heure, quand ailleurs le bonheur vous attend ! Et la patience ce n’est pas mon fort, surtout quand il s’agit de retrouver mes pitchouns préférés !

Alors j’ « écrivotes », je gribouille, je noircis des feuilles, allons allons, disons le tout net, je « claviotte » pour que les minutes se lassent de me faire attendre et disparaissent entre les lignes, rendant ainsi plus supportable la hâte que j’ai de les retrouver !

Je languis de leurs bisous sucrés d’après goûter, je m’étiole dans ce silence qui ankylose les entreprises vides du vendredi soir, je n’ai plus d’yeux que pour mon poignet où les aiguilles de ma montre sont soudain paralysées, je me rabougrie, je me ratatine, je ne serai bientôt plus qu’une momie si on m’empêche encore plus longtemps de courir les retrouver ! Je hais ces tables lisses et bien ordonnées, je veux du bazar, du bruit, des cris de galopins, je suis aussi excitée qu’eux à l’idée d’ouvrir l’armoire à secrets, je bois déjà du petit lait à voir leurs mines réjouies, je me veux épuisée et ravie de tout ce joyeux désordre, vite vite,  Cronos, Saturne, qui sais-je encore, réveillez moi ce Temps mollasson pour qu’il me soit clément et ramenez moi en un éclair à la maison !…

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