S’apaiser un chouia…

Reprendre son souffle…

Ignorer le reste de l’ humanité un moment.

Survivre à la frénésie qui s’est emparée du monde. A cette folie collective qui embrase nos jours, et dont nous n’avons pas encore trouvé le moyen de nous extraire…

Si ce n’est d’éteindre nos radios et nos télévisions.

Mettre le nez dehors, à la fenêtre, ouvrir une porte sur un balcon, une terrasse, faire quelques pas autour d’un immeuble ou d’une maison…

Respirer.

Souffler.

Se taire. Ne pas engager de conversation, vous savez, celle qui n’a de raison d’être qu’à travers les lieux communs que débitent les gens alors qu’ils n’y croient pas un instant, juste parce que ça serait bien de parler de quelque chose à tous ces autres qui nous sont la plupart du temps indifférents !…

Marcher, réfléchir, sur un trottoir, dans un chemin creux, le long d’un canal ou sur une tortille en montagne.

Courir. En ville, dans la rue, autour d’un pâté de maisons, sur un sentier au coeur de la forêt, où on peut…

Hurler en silence ou crier très fort pour se soulager de l’angoisse qui a pris ses quartiers d’automne entre des coronas tenaces, des élections « trumpeuses » et des erreurs de la nature en mission…

Écrire. Tous les « maux » qu’on n’ose pas dire, tous ceux qu’on jure sur vos têtes et ne sont que mensonges, ceux qui dérangent ou ceux qui font souffrir…

Souligner tous les autres, ceux qui sont trop légers, trop longs ou trop courts, ceux qui nous bercent d’illusions…

Gommer ceux qu’on dit sans réfléchir, écraser ceux qui divisent et mettre entre parenthèses ceux qui ne veulent rien dire…

S’assoupir.

Rêver « d’autrement », dormir en enlaçant demain pour lui faire les enfants rédempteurs que, trop gâtés, nous n’avons pas été…

Se reposer. Ne se souvenir de « rien », ne se convaincre de « rien », ne plus croire en « rien », et s’apaiser égoïstement de ce « RIEN ».

A tous les fatigués d’entendre, las d’expliquer, découragés d’envisager, méfiants, susceptibles et hérissés…

Author: Mo

1 thought on “S’apaiser un chouia…

  1. Il y a du bon parfois à réfléchir sur soi, à s’interroger pour tenter d’y trouver une certaine forme de sérénité, mais attention à ne pas s’isoler trop longtemps. il ne faudrait pas s’aigrir, ce serai tellement dommage et surtout contre-nature.

    Après le confinement, … on va prendre un café ?

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