Le(s) Fiston(s)…et « Grand-Maman »…

Il a dans les yeux mille soleils rien qu’en le regardant, un sourire sur son petit minois et le voilà complétement gaga !

Ses babillages le ravissent, ses mimiques l’attendrissent, il a pour lui les doux mots de l’amour qui riment avec « cœur », que dis-je, « arnacœur »…  Il invente pour lui des jeux insensés, le soulève si haut que je tends mes bras pour le rattraper, avant de le faire redescendre comme un avion, ce qui aussitôt déclenche  une cascade de rires ! Il a déjà pour lui plein de projets, il en fera, c’est sûr, un hockeyeur, un motard, un gagneur, qu’en sais-je, un champion en tous cas, c’est qu’il n’a pas encore bien saisi qu’être père c’est aussi avoir peur…

Il sait comme personne doser la poudre de lait, donner le biberon ou enfourner la purée dans sa petite bouche grande ouverte dès que s’annonce le diner, il donne le bain et change les couches… Il le porte dans ses bras, sur le dos, le grimpe sur ses épaules d’où le gamin ravi nous observe en rigolant… Il a pour le moindre de ses besoins l’instinct qu’un enfant en naissant donne à ses parents, il découvre ce que je sais depuis bien longtemps mais reste certain de me l’apprendre enfin…

Moi, à la fois si près et si loin, je les vois tous deux dans ce fusionnement, se jauger d’un regard et s’aimer sans mot dire, tout résumer en un éclat de rire… Si parfois la tentation d’un conseil n’est pas loin, je fais bien attention à ma façon de le dire, ce bébé n’est pas le mien et demain m’échappe chaque jour un peu plus…

Je me dis qu’une vie ce n’est rien, que cet homme qui construit sa vie, ce jeune Papa là est pourtant mon fils à moi, et ça, croyez le ou pas, je n’en reviens encore pas !

Deux trop courtes journées à ne les avoir que pour moi, à les regarder comme sidéré, on regarde l’incroyable, quelques heures à réapprendre, épuisée, ce que c’est qu’un bébé, à tenter d’y superposer une frimousse d’un temps qui n’est plus,  pour mieux réaliser qu’à travers quelques traits familiers,  Oscar est là, et bien là, pour faire de moi la plus heureuse des grand-mères !

A Chloé qui me les a prêté, à Pierre et Oscar, mes « rois de cœur »…

 

 

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