Myrtille…

Un petit chien est mort hier…

Une petite boule de poils tous noirs va manquer très fort à mon « petit » frère.

Il a beaucoup de chagrin, il erre de pièces en pièces à le chercher partout ce petit compagnon qui occupait tant de place dans son appartement. Il croit l’entendre, il ne parvient pas encore à réaliser que jamais plus il ne pourra lui témoigner son attachement…

Comment dites-vous ???…  Ça n’était qu’un chien, quand même !… Non, ça n’était pas qu’un chien, c’était son chien tout simplement !

Vous n’en avez pas, vraisemblablement… Ou si vous en avez, on peut d’ores et déjà presque le regretter…

Car un chien, voyez-vous, si c’est un animal selon nos classifications humaines, un chien , soyez en certains, a la plupart du temps bien davantage d’humanité que la plupart de nos concitoyens…

Un chien ne vous abandonne pas, lui… Un chien sait la reconnaissance et la fidélité.

Ne dit-on pas qu’on a le chien qu’on mérite ? Je ne serais pas étonnée que le vôtre vous ressemble et ce ne serait pas, le pauvre,  à son avantage !

Comment s’étonner qu’on puisse avoir du chagrin quand on perd son chien ? Un chien, c’est un ami, un compagnon de route ! Un chien ça comprend tout, si, si… ne vous en déplaise, le mien vous le confirmera quand vous voulez !

C’est celui qui sans jamais se lasser vous attend et vous accueille avec joie quand vous rentrez à la maison, c’est celui qui vous écoute, qui vous regarde  et qui au tintement d’un trousseau de clefs bondit vers la porte et vous jappe son plaisir d’aller se promener !

Un chien ça vous regarde, oui, ça vous regarde, avec curiosité, avec intérêt, ça prend la peine de vous écouter, ça penche la tête pour mieux saisir ce que vous allez lui dire… Un chien, c’est un échange, un partage, une histoire d’amour, que voulez-vous que je vous dise, un chien c’est mieux que tout ce qu’on peut en dire, et si vous êtes à ce point étonné qu’il puisse avoir autant de chagrin, eh bien,  c’est que du chagrin, vous ne sauriez en avoir ni pour un chien ni pour quelqu’un d’autre, car la tendresse ça ne s’économise pas et vous m’avez l’air d’en être bien pingres !!!

Pardonnez moi, mais moi aussi ce soir,  j’ai de la peine, et si vous ne comprenez pas ce genre de tristesse la, laissez moi, laissez nous au moins le droit de l’épuiser dans notre coin… Dans le fond, je vous plains, mais tant pis pour vous, vous vous serez privés de beaucoup de bonheur, et si ce bonheur la, un jour,  il faut le payer d’un immense chagrin, nous, on le revendique de tout notre cœur, parce que nos chiens le méritent bien !

 

A Myrtille et Jean-Etienne, mais aussi à tous nos chagrins de chiens, Capitaine, Lex, Titoune, Mortimer, Doucky, Bouloule, Toumy et tous ceux qu’on a aimé, qu’on aime, qu’on aimera et qu’on voudrait garder bien plus longtemps que ça !

 

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