La Pointe de Conguel – La petite maison de pêcheur…
La Pointe de Conguel se gagne en longeant d'abord la grande plage de Quiberon, puis, afin d'éviter l'envahissant et luxueux Centre de Thalassothérapie, en descendant entre les rochers affûtés qui amènent aux rivages qui bordent le littoral.
Le reflux commencé depuis peu laissait une bande étroite de sable humide sur laquelle une flopée d'huîtriers se pressaient pour marauder quand l'eau se retirait. Ils trottaient si vite qu'on avait peine à distinguer leurs fines pattes noires, on aurait pu croire qu'ils n'en avaient pas, ou qu'ils voletaient en rase-mottes... Brutalement ils s'arrêtaient et picoraient aussi vite qu'ils courraient, et c'étaient leurs becs qu'on ne soupçonnait plus !
Puis la vague remontante les soulevait, et ils s'y balançaient jusqu'au reflux suivant. Inlassablement cette chorégraphie se répétait...
La grappille semblait bonne, pourtant peu de coquillages affleuraient sous le sable, et nous nous interrogions sur le peu qu'ils y trouvaient à glaner.
Port Bara
La route bordée d'ajoncs nous amenait à Quiberon, tel un ruban posé entre deux plages de sable clair.
A l'excitation d'enfin arriver à destination s'ajouta l'indécision à choisir où porter le regard pour ne rien manquer. A gauche, la baie aux eaux bleues et calmes, à peine ridées de vaguelettes timides, à droite, l'océan au loin encore s'attardant, se devinant d'un vert sombre à peine éclairé d'écume.
Un soleil estival nous obligeait à cligner des yeux pour bien tout apercevoir, seuls moult volets fermés nous rappelaient que nous n'étions qu'à la moitié de Mars.

