<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Mot à  Mo &#187; poussière</title>
	<atom:link href="http://www.mot-a-mo.com/tag/poussiere/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.mot-a-mo.com</link>
	<description>J&#039;aime les mots et écrire, même maladroitement</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Jan 2012 09:04:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>La boite à biscuits&#8230;</title>
		<link>http://www.mot-a-mo.com/2010/12/la-boite-a-biscuits/</link>
		<comments>http://www.mot-a-mo.com/2010/12/la-boite-a-biscuits/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 14:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moments]]></category>
		<category><![CDATA[Mot de Mo]]></category>
		<category><![CDATA[bistre.]]></category>
		<category><![CDATA[boite à biscuits]]></category>
		<category><![CDATA[café]]></category>
		<category><![CDATA[carillon]]></category>
		<category><![CDATA[corridor]]></category>
		<category><![CDATA[marronniers]]></category>
		<category><![CDATA[petits gâteaux]]></category>
		<category><![CDATA[poussière]]></category>
		<category><![CDATA[rassis]]></category>
		<category><![CDATA[sec]]></category>
		<category><![CDATA[tasses]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mot-a-mo.com/?p=1047</guid>
		<description><![CDATA[Tweet J'étais de passage, je me suis arrêtée. La maison se campait silencieuse un peu en retrait du chemin, désormais presque entièrement cachée derrière la rangée de marronniers. Un carillon aigrelet animât le corridor obscur qui bientôt s'éclairairât. Une silhouette massive se dessinât au fond du couloir... La porte s'ouvrit sur son sourire étonné et il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
			<div style="float:left; width:85px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.mot-a-mo.com%2F2010%2F12%2Fla-boite-a-biscuits%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=85&amp;action=like&amp;font=verdana&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width=85px; height:21px;" allowTransparency="true"></iframe></div>
			<div style="float:left; width:80px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<g:plusone size="medium" href="http://www.mot-a-mo.com/2010/12/la-boite-a-biscuits/"></g:plusone>
			</div>
			<div style="float:left; width:95px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-url="http://www.mot-a-mo.com/2010/12/la-boite-a-biscuits/"  data-text="La boite à biscuits&#8230;" data-count="horizontal">Tweet</a>
			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>J'étais de passage, je me suis arrêtée. La maison se campait silencieuse un peu en retrait du chemin, désormais presque entièrement cachée derrière la rangée de marronniers.</p>
<p>Un carillon aigrelet animât le corridor obscur qui bientôt s'éclairairât. Une silhouette massive se dessinât au fond du couloir...</p>
<p>La porte s'ouvrit sur son sourire étonné et il m'invitât aussitôt à entrer au chaud. L'automne balayait le village à grand renfort de bourrasques de vent et de pluie. M'aidant à me débarrasser de mon pépin et de mon imperméable trempés, il ne s'attardât guère à me questionner sur ma visite inattendue tant il semblait heureux de me voir.</p>
<p>Rien n'avait bougé depuis toutes ces années : à la mort de sa maman, il avait investit la demeure en l'état, n'y apportant guère de changement, si ce n'est un désordre de vieux garçon. Une pellicule grisâtre colorait la peinture fripée des murs, les abats-jours de lin ou de velours épais gardaient au creux de leurs plis une poudre bistre qui y retenait la lumière. Le salon sentait la vieille poussière.</p>
<p>Au fil de notre conversation il me dit la morosité  de son quotidien. Comme lui, le bourg vieillissait, le peu de connaissances qui lui restaient ici s'en allaient, à la ville ou pour toujours... Ses rhumatismes le cantonnaient à de courtes promenades qui se limiteraient bientôt à l'achat d'un quignon de pain chez le boulanger du coin ou à gagner le cimetière pour se recueillir sur la tombe familiale...</p>
<p>Il se proposa de m'offrir un café et malgré mon refus poli, "Chère amie, comment pouvez-vous imaginer abuser de mon temps" me dit-il,  " Moi qui use mes journées à les voir s'écouler sans fin..." Et sans attendre ma réponse, il se dirigeât vers la cuisine curieusement installée de l'autre côté de la maison, ce qui l'obligeât à bien des aller-retours faute d'avoir tout à porté de main. Il allât d'un pas trainant chercher deux tasses qu'il s'excusât de me présenter dépareillées, se mit en quête de sucre, finit par en dénicher dans un petit ramequin ébréché... Tandis qu'il cherchait une casserole pour chauffer un peu d'eau, il m'expliquât qu'aucune cafetière ne pouvait rivaliser avec celle qu' avait toujours utilisé sa mère, puis s'enquit pourtant de savoir si ça ne me dérangeait pas de boire du café en poudre...</p>
<p>Quand nous pûmes enfin reprendre le cours de notre bavardage devant nos tasses fumantes, il s'avisât que quelques petits gâteaux secs auraient été les bienvenus pour étoffer notre goûter... "Si j'avais su que vous passiez" me dit-il, "j'aurais pu prévoir quelque chose...." Il se leva et attrappa sur l'étagère du vaisselier une boîte en fer qu'il ouvrit avec précaution. "Ah !..." se réjouit-il : "Il en reste quelques uns..." Il en restait effectivement quelques uns, de plus ou moins belle allure... Perdus au fond de la boite cabossée, ils se disputaient mollement l'espace confiné et  gras, perdant un peu de consistance à chaque mêlée et laissant sur le fond un tapis de miettes sucrées... Une odeur rance s'en échappait et il fallut accepter d'en choisir au moins un... Je réprimais un haut le coeur en croquant le bout d'un sablé rassis. Il me pressait de questions tandis que je mâchouillais le biscuit pâteux et je ne pus articuler mot jusqu'à ce que j'en vienne à bout !</p>
<p>Les biscuits rassis bien à l'abri des boites en fer cabossées, les élastiques et les bouchons de liège entassés dans des tiroirs presque toujours fermés, les papiers cadeaux et les rubans soigneusement repliés, toutes ces choses qu'on garde précieusement "au cas où" signent plus sûrement que nos rides l'avancée de notre âge... C'est pourquoi désormais, je prendrai garde à ne rien conserver qui ne trahisse le mien, et ma coquetterie vous épargnera les boudoirs racornis...</p>
<p>(Clin d'oeil à mon amie Françoise, qui se souviendra de certaines vieilles boites à biscuits...)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.mot-a-mo.com/2010/12/la-boite-a-biscuits/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;absent&#8230;</title>
		<link>http://www.mot-a-mo.com/2010/07/labsent/</link>
		<comments>http://www.mot-a-mo.com/2010/07/labsent/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 12:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[deuil - nostalgie - tristesse]]></category>
		<category><![CDATA[Absence]]></category>
		<category><![CDATA[au-delà.]]></category>
		<category><![CDATA[chagrin]]></category>
		<category><![CDATA[chape]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[espoirs]]></category>
		<category><![CDATA[éternité]]></category>
		<category><![CDATA[fonte]]></category>
		<category><![CDATA[heures]]></category>
		<category><![CDATA[inéluctable]]></category>
		<category><![CDATA[injustice]]></category>
		<category><![CDATA[métro]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[parade]]></category>
		<category><![CDATA[pluerer]]></category>
		<category><![CDATA[poussière]]></category>
		<category><![CDATA[rame]]></category>
		<category><![CDATA[rempart]]></category>
		<category><![CDATA[secousses]]></category>
		<category><![CDATA[sihouette]]></category>
		<category><![CDATA[souffrir]]></category>
		<category><![CDATA[sourire]]></category>
		<category><![CDATA[tocsins]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mot-a-mo.com/?p=331</guid>
		<description><![CDATA[Tweet La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre. Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
			<div style="float:left; width:85px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.mot-a-mo.com%2F2010%2F07%2Flabsent%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=85&amp;action=like&amp;font=verdana&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width=85px; height:21px;" allowTransparency="true"></iframe></div>
			<div style="float:left; width:80px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<g:plusone size="medium" href="http://www.mot-a-mo.com/2010/07/labsent/"></g:plusone>
			</div>
			<div style="float:left; width:95px;padding-right:10px; margin:4px 4px 4px 4px;height:30px;">
			<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-url="http://www.mot-a-mo.com/2010/07/labsent/"  data-text="L&#8217;absent&#8230;" data-count="horizontal">Tweet</a>
			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre.</p>
<p>Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées sont ailleurs, loin de cet avaloir de saleté et de poussière grasse, peut-être à des années d'ici quand "Il" était encore là, l'espace de quelques stations, le Temps s'est effacé...</p>
<p>La douleur lancinante de son absence resurgit ce soir alors qu'un chiffon d'éther l'avait doucement mis en sommeil ces dernières années... Pourtant les jours avaient parus si longs quand il s'en était allé, comme si l'avenir sans lui se faisait prier pour exister...<span id="more-331"></span></p>
<p>Un abominable chagrin où la colère s'était installée comme une ultime parade à l'inéluctable, rempart dérisoire pour endiguer cette récurrente injustice qui s'obstine à nous priver de ceux qu'on aime. Cette incompréhension pour toute réponse stérile à nos interrogations. Pourquoi "Lui" tandis que tant d'autres nous indiffèrent et sont toujours en vie ?...</p>
<p>Écouter d'abord s'égrener les heures comme autant de tocsins martelés sur la fonte de nos âmes endeuillées, puis faire du Temps un ami et bientôt négliger de les compter. Pleurer moins à force de se convaincre qu'il ne s'agit que d'un chagrin provisoire, que viendra un matin où tout sera "comme avant". Finir par y croire et souffrir davantage quand la raison nous rattrape.</p>
<p>Se prendre alors de vertige en contemplant l'abîme creusé par cette curieuse absence qu'on n'ose pas nommer... L'échappée n'est plus si belle mais mortelle et rompt sournoisement un dialogue qui, s'il n'existait guère de son vivant, semble maintenant nous manquer... Il faut se résoudre à n'avoir que trop parlé ou pas assez...</p>
<p>Une chape est tombée, à quoi bon faire tourner nos tables ? Le bois en craquera de dépit de ne trouver personne sous la chaleur de nos doigts...</p>
<p>Un passant parfois emprunte sa silhouette flattant nos espoirs les plus fous... Se retenir de courir car bientôt l'image se floute dessinant un inconnu que l'on maudira de n'être pas "Lui".</p>
<p>En parler souvent au Passé avec cette indulgence qu'on ne prête qu' à ceux qui sont morts, lui attribuer des mots qu'il n'aurait pas manqué de dire, réentendre sa voix au détour d'une expression, et le gratifier de qualités qu'il n'avait peut-être pas, s'en souvenir autrement qu'il n'était vraiment, imaginer qu'il sourit de notre pauvre condition terrestre tandis qu'il s'épanouit dans un ailleurs que nous fabriquons à la mesure de nos émotions...</p>
<p>Regarder toutes ces photos qui semblent prises pour l'éternité, y retrouver son sourire malicieux dont il parait aujourd'hui nous narguer et parfois y découvrir un regard qui semble déjà voir bien au-delà de nous...</p>
<p>Trouver ce jour plus lourd que tous les autres, ne pas aimer voir vieillir ce chagrin, se reprocher de ne plus y penser si souvent ou de rire encore alors qu'il n'est plus là.</p>
<p>Enfin sentir combien il nous manque, avec tout ce bonheur qu'on ne sait plus comment partager, et cette chaise désespérément vide où personne n'ose plus jamais s'asseoir...</p>
<p>A Jean-Paul et tous ceux qui inéxorablement nous quittent...</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.mot-a-mo.com/2010/07/labsent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

