Mot à  Mo J'aime les mots et écrire, même maladroitement

21mai/100

Crépuscule à Port Bara…

La vague montante déferle sur le rocher ensablé et lave la pierre, le reflux tire l'eau en arrière, elle glisse comme une ombre et disparait sous le sable.

Le soleil rasant sur le sablon humide rend chaque cailloux précieux tant la lumière les rend étincelants. De petites méduses bleues portées par la houle se sont échouées et pigmentent la plage.

L'empreinte éphèmère de nos pas s'imprime dans l'arène. Le vent d'est habille le silence et contrarie le rouleau qui se couvre d'écume. Un rocher coiffé d'algues vertes accueille un cormoran qui sèche ses plumes en écartant largement ses ailes. Le ciel a blanchi tandis que nous observons les sternes tutoyer la crête des vagues avant d'y plonger tels des épées pour aussitôt en émerger et filer dans l'air le bec serré sur une pêche.

Sur le bord de la plage deux gamins jouent avec un ballon et manquent de l'envoyer à l'eau. Ils pataugent dans les baïnes, leurs bas de pantalons en restent humides et se raidissent de sel.

Leurs cris sont emportés par les risées et résonnent sous la falaise de granit mouillée par la marée, autour d'eux  les goëlands rivalisent de virtuosité en ballets aériens.

L'après-midi s'épuise, l'océan s'éloigne, nous marchons là où il y a peu encore nous n'aurions pas eu pied, la lumière pudiquement se voile  pour bientôt s'offrir à l'horizon...

4mai/090

Mais non…

Mais non, rassures toi, je ne t'aime pas...

Pourquoi ? J'ai dit ça, moi ?

Mais non, bien sûr que non...

T'aimer ? Quelle drôle d'idée ! Je n'y avais même pas pensé !

T'aimer, non, non, vraiment, ma langue a dû fourcher !

Mes baisers ? Ah oui... Je t'ai embrassé, oui, mais c'est juste parce que tu voulais... Et puis, c'est toi qui a commencé ! Et puis s'embrasser, ça n'est pas s'aimer ! Non, pas s'embrasser...

4jan/090

Randonnée en janvier

Scritch, scratch,Tac Tac, Scritch, scratch, Tac Tac, Scritch, scratch, Tac Tac...

Nous progressions au rythme consciencieux et régulier de nos raquettes entamant la pellicule glacée, tandis qu'en écho lui répondait le piquage de nos bâtons perçant la fine pellicule de givre qui avait durcit la neige pendant la nuit.

Scritch, scratch, Tac Tac, Scritch, scratch, Tac Tac, Scritch, scratch, Tac Tac...