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	<title>Mot à  Mo &#187; fleurs</title>
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	<description>J&#039;aime les mots et écrire, même maladroitement</description>
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		<title>Les pieds dans l&#8217;herbe&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 14:26:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moments]]></category>
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		<description><![CDATA[Tweet Parce que l'herbe cernait le chemin, tentant ça et là de grignoter le macadam effrité, Que le sol herbeux rendait ma démarche souple et légère, Parce que le soleil donnait au vallon la lumière d'un printemps flamboyant, Qu'alentours tout n'était que floraisons et gazouillements, Les champs ondoyant sous un vent léger, alors qu'au pré broutaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Parce que l'herbe cernait le chemin, tentant ça et là de grignoter le macadam effrité,</p>
<p>Que le sol herbeux rendait ma démarche souple et légère,</p>
<p>Parce que le soleil donnait au vallon la lumière d'un printemps flamboyant,</p>
<p>Qu'alentours tout n'était que floraisons et gazouillements,</p>
<p>Les champs ondoyant sous un vent léger, alors qu'au pré broutaient vaches ou agneaux de lait,</p>
<p> Je me suis souvenue combien cette terre me manquait...</p>
<p>Loin de mon village, là-haut sur mon plateau entouré d'arbres et de verdure, ma petite maison prend souvent l'allure d'une campagne... De grands sapins l'abritent ou la menacent au gré de l'humeur des saisons, Avril colore le verger, les senteurs partout s'échappent des froidures hivernales. Mais la ville plus bas bougonne, les fumées et les relents inlassablement tentent de gravir la colline pour la salir... C'est une interminable querelle de voisinage, une lutte sans merci...</p>
<p>La nature ici n'a plus tous ses droits... Des jardiniers la domptent à coups de cisailles ou de sécateurs, il n'est plus jamais question de forêts mais de parcs aux allées policées, les fleurs sont sommées de ne pousser qu'alignées sur des massifs bêchés, partout l'ivraie a été sinon anéantie, du moins apprivoisée...</p>
<p>L'horizon est tout aussi maîtrisé, rarement dégagé, réduit à quelques rangées de toits bornés de pylônes. Si la rivière réussit à se débarrasser des brumailles matinales et polluées, il arrive que la perspective s'étire jusqu'aux collines bleutées. Me manquent l'azur posé sur l'étendue verdoyante entre les vallons, les courants d'air ou la lourdeur du ciel avant l'orage... Me manquent les silhouettes penchées sur les sillons, l'écho des aboiements s'élevant de la cour des fermes, l'odeur âcre du lisier couvrant celle douce amère du forsythia...</p>
<p>Le temps d'une promenade champêtre me rejoint ma jeunesse à contre-jour, une bouffée de nostalgie m'évoque l'envie de rebrousser chemin, comme si l'histoire se laissait aisément réécrire, comme si à force d'y croire très fort le temps pouvait s'être immobilisé à l'heure de ce qu'on ne savait pas nommer bonheur...</p>
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		<title>Rosemary&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 16:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[deuil - nostalgie - tristesse]]></category>
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		<description><![CDATA[Tweet Dimanche 07 février 2010. Il est un peu plus de midi. Le ciel est aussi lourd que je le suis d'un chagrin de plus. Le cimetière est aussi désert qu'il puisse l'être à cette heure d'un dimanche de février. Des maisons alentours ne parvient aucune résonnance. Les façades ici semblent avoir pris le deuil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Dimanche 07 février 2010.</p>
<p>Il est un peu plus de midi. Le ciel est aussi lourd que je le suis d'un chagrin de plus.</p>
<p>Le cimetière est aussi désert qu'il puisse l'être à cette heure d'un dimanche de février. Des maisons alentours ne parvient aucune résonnance. Les façades ici semblent avoir pris le deuil pour toujours. La neige l'aurait allégé de cette lassitude brumeuse et humide, mais elle a fondu en larmes qui mêlées aux nôtres laissent les allées de graviers creusées de ravines et de flaques d'eau grises.</p>
<p>Qui n'en connaîtrait pas le chemin le trouverait aisément en ramassant les pétales de fleurs qui jonchent le passage où il y a seulement quelques heures les plus proches des tiens t'accompagnaient silencieux et accablés jusqu'à la tombe familiale.</p>
<p>Ce matin, une cascade de fraicheur recouvre pudiquement la pierre. On ne peut plus lire les noms de ceux qui reposent avant toi sous la lourde dalle tant les bouquets et les gerbes se bousculent dans un pastel de glaïeuls, de gerbéras, de roses et de tulipes mêlées de verdures sensées resister plus longtemps à la froidure. N'émerge de cette brassée flamboyante qu'un prénom aux dorures délavées, celui de ton gamin foudroyé auquel tu n'auras survécu que parce qu'il le fallait bien, jusqu'à ce qu'épuisée de t'en convaincre, tu ne préfères le rejoindre...</p>
<p>J'ai eu peine à m'endormir hier soir, imaginant la nuit envelopper ta tombe de sa mantille noire. Malheureuse de ne savoir t'éviter cette définitive solitude, privée de la lumière des jours, de la blancheur des lunes et de nos quatre saisons. Pas un arbre, pas un buisson où quelque moineau courageux pourrait venir se percher à meilleure embellie... J'ai peine à te savoir immobile à jamais sous cette pesanteur, toi à la blondeur si fragile...</p>
<p>Ce cimetière sans âme qu'un souffle puissant balaye comme pour en chasser la pauvre chaleur que nous tentons de te conserver...</p>
<p>Je ne participe pas à la gabegie de phrases de circonstance, je ne sais si la mort soulage les uns d'une vie que la souffrance rend intolérable, les autres de l'impuisssance qu'ils éprouvent à ne pas avoir réussi à vous la rendre à nouveau supportable...</p>
<p>Je ne sais si tu es mieux sous ce masque de cire dont le dernier soupir accable, je ne sais rien qui puisse m'apaiser, je ne veux surtout rien pour toi de ces banalités faites pour rassurer ceux qui restent, je leurs préfère mes souvenirs et le silence, la retraite et l'intimité de mon chagrin.</p>
<p>Il me faudra du temps...</p>
<p>Je voudrais pour toi des mots légers qui rendraient ton départ moins insupportable, mais s'ils existent ils ne viendront que plus tard, quand j'aurai pris la détestable habitude de ne plus espérer t'apercevoir au coin d'une rue, quand je comprendrai réellement pourquoi tu es aux abonnées absentes et que j'aurai le courage d'admettre qu'une part de moi t'a manqué...</p>
<p>Je ne garde pour ce soir que la fine pluie qui perle tes bouquets, que le ciel assorti à la couleur de ma peine, que la lourdeur de cette sépulture qui ne te ressemble pas, je ne retiens ce soir que la lenteur de ton premier jour à l'ombre de ta vie...</p>
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		<title>Les trottoirs</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 10:26:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essais - Descriptions - Analyses]]></category>
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		<description><![CDATA[Tweet Avez-vous déjà prêté attention aux trottoirs ? Ils cheminent à la ville comme à la campagne. Ils sont de bonne composition, s'adaptant au tracé des rues ainsi qu'à la construction des immeubles et des maisons. Chez moi, il arrive par endroits, qu'après s'être allongé un bon moment, ils se redressent, comme soulevés par de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Avez-vous déjà prêté attention aux trottoirs ?</p>
<p>Ils cheminent à la ville comme à la campagne.</p>
<p>Ils sont de bonne composition, s'adaptant au tracé des rues ainsi qu'à la construction des immeubles et des maisons.</p>
<p>Chez moi, il arrive par endroits, qu'après s'être allongé un bon moment, ils se redressent, comme soulevés par de petits hoquets, pour s'étrangler d'une arête de mur envahissant brutalement leur chemin !</p>
<p>Il faut dire qu'à la campagne ils ont déjà bien du mérite à s'installer !<span id="more-226"></span></p>
<p>Les routes elles-mêmes sont souvent cabossées, leur macadam de goudron éclaté, les graviers mal étalés. Ils doivent composer. Leurs bordures contournent, gravissent, s'estompent, se reforment plus loin, et je n'ose vous conter le dur labeur des caniveaux, qui, à leurs côtés, font tout ce qu'ils peuvent pour suivre le plus fidèlement possible l'itinéraire imposé ! Ils charrient eaux usées, pailles échappées d'une charrette, boues et autres curiosités dont la campagne a le secret...</p>
<p>Citadins, les trottoirs sont souvent plus larges, et bien bitumés. Les piétons ont plus d'espace pour s'y croiser.</p>
<p>Parfois,  ils sont "aménagés", on y pose ça et là, un petit massif de fleurs approprié à la saison, ailleurs on plante un arbre, qui pour quelques années ombragera poliment, puis manquant d'espace soulèvera l'asphalte et le craquellera... Et qui croyez-vous gagnera ? Pas l'arbre, en tous cas, qu'on coupera, car d'avoir des racines il se sera rendu coupable ! Le trottoir, lui, n'en a pas, il a bien compris que pour survivre en ville, il faut être libre d'attaches, égoïste, et privilégier ses intérêts...<!--more--></p>
<p>Ceci dit, il faut aussi comprendre que nos trottoirs n'ont pas toujours la vie facile ! Ils sont piétinés du matin au soir par des souliers pas souvent cirés et quelquefois crottés ! Et grêlés d'une acnée d'empreintes de talons aiguilles...</p>
<p>Et qui d'entre nous n'a pas eu le coeur soulevé à la vue d'un crachat évité de peu... Le trottoir en tous cas, en est éclaboussé sans pouvoir s'en protéger... Que cherchent donc à prouver ces cracheurs d'irrespect ?...</p>
<p>C'est aussi que les villageois, comme les citadins, ont des chiens... Et qu'ils ne s'embarrassent pas de l'endroit où leurs compagnons se soulagent... Remarquez qu'eux-mêmes, trop paresseux, n'ont parfois pas la décence de recourir aux sanisettes... Face au mur, comme au piquet qu'ils mériteraient, ils pissent ! Humiliés, nos trottoirs n'ont plus qu'à espérer une pluie salvatrice, ou le jet d'eau purificateur dont les employés municipaux finiront bien par les doucher, comme chaque matin, avant que tous les pisseurs ne soient même réveillés !<!--more--></p>
<p>Les caniveaux, ont à la ville leurs propres misères.</p>
<p>Ils recueillent l'eau de pluie, mais aussi celle qui ruisselle quand on fait la toilette de leurs compères trottoirs, les paquets de cigarettes et les mégots que la chaussée leur renvoie, quand l'automobiliste, vitre baissée, ne trouve plus son cendrier... Des mouchoirs en papier usagés, des publicités mal arrimées sur les pare-brise des voitures stationnées, ou encore quelque contravention rageusement  arrachées des essuie-glaces...</p>
<p>L'aviez-vous remarqué ? Même nos pays dit "civilisés" ont une propreté qui laisse à désirer !</p>
<p>Il faudrait que tous autant que nous sommes, nous ayons dû marcher dans la gadoue des chemins de terre et nous enfoncer dans la boue des ornières, pour qu'à la vue d'un trottoir nous nous sentions envahis d'une grande tendresse, et qu'enfin nous en prenions le plus grand soin !</p>
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