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A Nicolas – Mai 2008
Depuis des mois déjà tu le regardais d'une autre façon, tellement plus intensément...
Tu gravais dans ton coeur chacun de ses gestes, tu photographiais les expressions qui lui étaient familières,
Tu as au creux de l'oreille le son de sa voix, cette façon qu'il avait de rire, et toutes ces choses que vous aviez encore à vous dire...
Tu as dessiné son corps au crayon noir du chagrin que tu voyais avec effroi s'approcher de toi,
Jusqu'au bout tu l'as porté, à force d'espoir et de rage de ne pas trouver comment le garder,
Désormais tu es certain de ne plus avoir le même avenir,
Tu penses à tous ces jours où il faudra faire semblant de supporter son absence, alors que personne ne se doutera des larmes qui coulent en toi,

