Mot à  Mo J'aime les mots et écrire, même maladroitement

9déc/100

Méchants…

Le regard vous accroche comme une ronce...

Vous n'y accordez pas d' importance, l'arcade alors se fronce...

L'oeil se fait épingle, sa noirceur n'y suffit pas, il glisse sur l'objet de son impatience et cherche desespérement quel pretexte invoquer pour assouvir son agressivité...

La volonté de nuire des méchants n'est jamais prise en défaut d'imagination...

L'oeil scrute la cause de son ressentiment, s'ingénie à deviner la faille, s'agace davantage à ne pas la trouver et finit par l'inventer...

L'impassabilité de l'adversaire, car c'est ainsi qu'il vous considère d'emblée, le rend, s'il est possible, plus acariâtre encore !

Que faire ? Il est parfois amusant d'observer un méchant ainsi s'épuiser à dénicher de quoi combler son aigreur ! On le voit ainsi gaspiller son energie à fouiller les méandres de sa perfidie, à gratter des rognures de cruauté, et à bout d'arguments malveillants, s'effondrer en un magma de bile et d'amertume...

Juste le temps d'y puiser quelques tessons de calomnie, quelques chicots de rosserie... Sa bêtise crasse lui est si familière qu'il en oublie combien sa méchanceté se dessine chaque jour davantage sur son visage et l' isole un peu plus encore de ceux qu'ils se met à détester de plus belle !

On me dit que souvent les méchants sont plus à plaindre qu'à blâmer ?... Pour quelle sotte raison faudrait-il leurs pardonner d'être blessants sous pretexte qu'ils nous reprochent d'être ce qu'ils ne sont plus ou n'ont jamais été, ou parce qu'ils ont perdu ce que nous possédons ?  Conséquemment,  pour en avoir hélas, parfois croisé,  il me semble évident qu'il est vain d'essayer de composer avec ces malfaisants, le bon sens et le discernement n'ont aucune réalité dans leur banale médiocrité, la jalousie attise leur hargne et obscurcissent leur esprit. Et si l'on vous conseille de faire montre de distance et d'intelligence pour ne pas en souffrir, contentez-vous d' éviter ces insignifiants personnages, il en existent tant d'autres qui enchanteraient votre vie !..

24mar/090

Port Bara

La route bordée d'ajoncs nous amenait à  Quiberon, tel un ruban posé entre deux plages de sable clair.

A l'excitation d'enfin arriver à  destination s'ajouta l'indécision à  choisir où porter le regard pour ne rien manquer. A gauche, la baie aux eaux bleues et calmes, à  peine ridées de vaguelettes timides, à  droite, l'océan au loin encore s'attardant, se devinant d'un vert sombre à  peine éclairé d'écume.

Un soleil estival nous obligeait à  cligner des yeux pour bien tout apercevoir, seuls moult volets fermés nous rappelaient que nous n'étions qu'à  la moitié de Mars.