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	<title>Mot à  Mo &#187; espoirs</title>
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		<title>Vous me faites tous bien rire&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:08:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Vous me faites tous bien rire... La lucidité n'est que le début du désespoir. Ou est-ce le désespoir qui rend finalement plus clairvoyant ? A quoi bon vous expliquer ? Je vis en parallèle dans un monde qui frôle le votre. Mais vous n'avez pas encore assez réfléchi pour simplement le soupçonner... Ce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Vous me faites tous bien rire...</p>
<p>La lucidité n'est que le début du désespoir.</p>
<p>Ou est-ce le désespoir qui rend finalement plus clairvoyant ?</p>
<p>A quoi bon vous expliquer ? Je vis en parallèle dans un monde qui frôle le votre. Mais vous n'avez pas encore assez réfléchi pour simplement le soupçonner... Ce que vous voyez n'est que le reflet de votre propre image, vous ne pouvez distinguer le faux du vrai...</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait que vous connaissiez ma vie, que vous ayez su mes rêves, mes espoirs et mes fragilités... Il aurait aussi fallut qu'au moins ce soir vous ayez pu surprendre un de mes regards...</p>
<p>Epargnez moi vos sermons, je prends bien garde à ce que mon verre soit à moitié plein, mais l'ivresse ne parvient plus à masquer toutes mes peurs...</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait qu'en dormant vous soyez déjà inquiets à l'idée de vous réveiller, que chaque matin ne vous soit plus qu'une sourde angoisse. Que cette trouble inquiétude creuse votre ventre, monte inexorablement jusqu'à votre gorge et s'en saisisse comme un étau pour vous y garder prisonnier.</p>
<p>Il faudrait que vous soyez vous-mêmes enfermés, ligotés, incapables de vous évader de cette prison d'émotions. Que comme un noyé vous éprouviez ce que c'est de lutter contre un courant qui vous submerge et vous empêche de respirer...</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait que vous ne soyez plus qu'une fatigue, que le moindre geste exige de vous un effort si considérable que vous ayez renoncé à  le tenter... Que ce désarroi pèse si lourd que l'idée même de vous lever vous paraisse une incongruité...<span id="more-825"></span></p>
<p>Vous me faites tous bien rire...</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait qu'aucun de vos projets n'aient jamais été couronné de succès, que tous vos désirs n'aient jamais été qu'un raccourci pour prendre la mesure de vos impuissances...</p>
<p>Il faudrait que vous ayez gravi des montagnes d'optimisme et qu'atteignant enfin leurs sommets votre utopique escalade ne soit plus qu'une dégringolade...</p>
<p>Oui, vous me faites tous bien rire...</p>
<p>Je ne vous blâme pas de ne pas réussir à  me comprendre... A condition que vous cessiez immédiatement de me répéter que bientôt  : "ça ira mieux"...</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait aussi que vous sachiez ce que veut dire renoncer... A quelqu'un, à quelque chose...</p>
<p>Quand mille fois vous aurez recommencé à espérer et qu'autant de fois vous aurez du vous avouer vaincus, là seulement vous approcherez de ce qu'on nomme lassitude...</p>
<p>On ne peut éternellement s'accrocher...</p>
<p>A qui ? A quoi ?</p>
<p>Le triste constat aura pris parfois des décennies et usé la plupart de vos amis. La gaité comme la tristesse est contagieuse, si l'une a le magnétisme des aimants, l'autre éloigne inexorablement les plus patients...</p>
<p>Il faudrait qu'autour de vous on ne vous parle plus qu'en langues étrangères, qu'à force d'incompréhension au mieux l'indifférence s'installe, à moins que pour toute réponse vous ne receviez plus que du mépris... Vous savez, vos histoires n'interessent personne.</p>
<p>Pour me comprendre, il faudrait que vous n'ayez plus besoin d'aucun chagrin pour que vos yeux s'emplissent de larmes, et que vous vous trouviez tellement ridicule de ne pas savoir les retenir...</p>
<p>Il faudrait que plus rien vraiment ne vous fasse envie, que vous égreniez vos jours comme les grains d'un chapelet, que chaque soir soit une journée de plus passée... Que dormir soit le seul moment d'apaisement...</p>
<p>Il faudrait que vous trouviez vain d'encore chercher des solutions, que plus aucune colère ne  vous donne la force d'affronter une ultime rebuffade...</p>
<p>Il faudrait que le soleil ne réussisse plus à vous réchauffer, qu'au coeur du plus bel été vous frissonniez avant d'enfiler un gilet, que la pluie ne vous contrarie pas plus qu'autre chose, il faudrait que vous vous vous rendiez compte que plus rien n'a vraiment d'importance...</p>
<p>Ne vous fatiguez pas à me trouver de bonnes raisons d'aller bien, je les connais tout aussi bien que vous, mais elles ne suffisent plus à gommer les traits de crayons noirs qui ont dessiné ma vie...</p>
<p>Et quand bien même vous auriez raison...</p>
<p>Vous me faites tous bien rire...</p>
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		<title>L&#8217;absent&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 12:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre. Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre.</p>
<p>Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées sont ailleurs, loin de cet avaloir de saleté et de poussière grasse, peut-être à des années d'ici quand "Il" était encore là, l'espace de quelques stations, le Temps s'est effacé...</p>
<p>La douleur lancinante de son absence resurgit ce soir alors qu'un chiffon d'éther l'avait doucement mis en sommeil ces dernières années... Pourtant les jours avaient parus si longs quand il s'en était allé, comme si l'avenir sans lui se faisait prier pour exister...<span id="more-331"></span></p>
<p>Un abominable chagrin où la colère s'était installée comme une ultime parade à l'inéluctable, rempart dérisoire pour endiguer cette récurrente injustice qui s'obstine à nous priver de ceux qu'on aime. Cette incompréhension pour toute réponse stérile à nos interrogations. Pourquoi "Lui" tandis que tant d'autres nous indiffèrent et sont toujours en vie ?...</p>
<p>Écouter d'abord s'égrener les heures comme autant de tocsins martelés sur la fonte de nos âmes endeuillées, puis faire du Temps un ami et bientôt négliger de les compter. Pleurer moins à force de se convaincre qu'il ne s'agit que d'un chagrin provisoire, que viendra un matin où tout sera "comme avant". Finir par y croire et souffrir davantage quand la raison nous rattrape.</p>
<p>Se prendre alors de vertige en contemplant l'abîme creusé par cette curieuse absence qu'on n'ose pas nommer... L'échappée n'est plus si belle mais mortelle et rompt sournoisement un dialogue qui, s'il n'existait guère de son vivant, semble maintenant nous manquer... Il faut se résoudre à n'avoir que trop parlé ou pas assez...</p>
<p>Une chape est tombée, à quoi bon faire tourner nos tables ? Le bois en craquera de dépit de ne trouver personne sous la chaleur de nos doigts...</p>
<p>Un passant parfois emprunte sa silhouette flattant nos espoirs les plus fous... Se retenir de courir car bientôt l'image se floute dessinant un inconnu que l'on maudira de n'être pas "Lui".</p>
<p>En parler souvent au Passé avec cette indulgence qu'on ne prête qu' à ceux qui sont morts, lui attribuer des mots qu'il n'aurait pas manqué de dire, réentendre sa voix au détour d'une expression, et le gratifier de qualités qu'il n'avait peut-être pas, s'en souvenir autrement qu'il n'était vraiment, imaginer qu'il sourit de notre pauvre condition terrestre tandis qu'il s'épanouit dans un ailleurs que nous fabriquons à la mesure de nos émotions...</p>
<p>Regarder toutes ces photos qui semblent prises pour l'éternité, y retrouver son sourire malicieux dont il parait aujourd'hui nous narguer et parfois y découvrir un regard qui semble déjà voir bien au-delà de nous...</p>
<p>Trouver ce jour plus lourd que tous les autres, ne pas aimer voir vieillir ce chagrin, se reprocher de ne plus y penser si souvent ou de rire encore alors qu'il n'est plus là.</p>
<p>Enfin sentir combien il nous manque, avec tout ce bonheur qu'on ne sait plus comment partager, et cette chaise désespérément vide où personne n'ose plus jamais s'asseoir...</p>
<p>A Jean-Paul et tous ceux qui inéxorablement nous quittent...</p>
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