Mot à  Mo J'aime les mots et écrire, même maladroitement

28déc/090

Toi…

Toi...

Tu t'approchais de moi avec autant de vigilance qu'un démineur d'une bombe à désamorcer...

Tu m'observais de loin comme à l'affût de je ne sais quoi qui  aurait pu trahir une part d'ombre de moi...

Tu ne savais pas bien ce que tu voyais...

Il te semblait, peut-être, apercevoir dans une brume comme un espoir oublié, mais le contour en était si flou...

Alors, doucement, tu t'approchais à pas feutrés, si je bougeais un cil, tu reculais...

Moi je t'avais tout de suite reconnu, mais toi, tu ne te souvenais pas de moi...

De loin, dressée sur la pointe des pieds, j'agitais les mains, je criais ton prénom, je t'appelais en vain, tu faisais celui qui n'entendait pas.

Fatigué par des années de batailles, trahi par autant de mensonges, presque vaincu et lassé d'espérer, tu t'étais retranché...

Seul un reste de curiosité te poussait à me regarder. Et tu ne cessais d'en être étonné...

4mai/090

Mais non…

Mais non, rassures toi, je ne t'aime pas...

Pourquoi ? J'ai dit ça, moi ?

Mais non, bien sûr que non...

T'aimer ? Quelle drôle d'idée ! Je n'y avais même pas pensé !

T'aimer, non, non, vraiment, ma langue a dû fourcher !

Mes baisers ? Ah oui... Je t'ai embrassé, oui, mais c'est juste parce que tu voulais... Et puis, c'est toi qui a commencé ! Et puis s'embrasser, ça n'est pas s'aimer ! Non, pas s'embrasser...

15avr/090

L’aveu

Il faut que je te dise...

Tu n'es pas le seul...

D'autres que toi m'ont séduite... Bien avant toi...

Ils sont nombreux...

21jan/090

Attendre

Si parfois les heures deviennent immobiles, qu'aucun bruit jamais ne parvient à  meubler vos silences, si vos pensées s'amenuisent jusqu'à  se borner à  la même personne ou à  la même chose, si votre téléphone depuis un moment n'a pas quitté votre main, si vous l'entendez sonner même quand obstinément il reste muet, si aucune occupation ne vous tente, si vous n'osez pas vous absenter, si vous ne savez que piétiner d'une pièce à  l'autre sans jamais vous poser, si vous en arrivez à  compter jusqu'à  votre chiffre fétiche pour qu'enfin quelque chose se passe, ou pire, si vous n'espérez plus rien de précis hormis que quelque affaire s'annonce même la pire pour enfin en finir...

19jan/090

La Nuit

Moi qui n'aime rien tant que la promesse d'un matin de lumière, moi qui m'approprie chaque rayon échappé d'une saison, je ne me sens jamais si bien que lorsque la Nuit s'en vient habiller mon jardin, envelopper ma maison d'un cocon de satin...