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	<title>Mot à  Mo &#187; deuil &#8211; nostalgie &#8211; tristesse</title>
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	<description>J&#039;aime les mots et écrire, même maladroitement</description>
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		<title>Je pense à vous Madame&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 00:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Ce soir un petit berceau tout habillé de lin occupe un coin de mon salon... Et je pense à vous, Madame... C'est un petit lit de bois qui a déjà bercé deux générations. Dans quelques semaines, un petit bébé y dormira, ce sera un petit garçon, notre petit-fils, Madame... Je ne doute pas que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Ce soir un petit berceau tout habillé de lin occupe un coin de mon salon... Et je pense à vous, Madame...</p>
<p>C'est un petit lit de bois qui a déjà bercé deux générations. Dans quelques semaines, un petit bébé y dormira, ce sera un petit garçon, notre petit-fils, Madame...</p>
<p>Je ne doute pas que Chloé vous ai souvent parlé de ce tout nouveau bonheur, une Maman c'est tellement important dans ces moments là... On est si heureuse et si fière... Un peu inquiète aussi... On découvre son corps différent, tant de sensations nouvelles, d'interrogations, d'émerveillements... Je n'ai certainement pas répondu à ses attentes aussi bien que vous l'auriez fait, et puis vous savez, je crains toujours d'être maladroite ou inopportune...  Mais c'est un vrai bonheur que de les voir s'aimer autant et partager si harmonieusement cette promesse... Dans ces moments là, je pense à vous, Madame...</p>
<p>Je n'habite pas tout près d'eux, mais j'essaye d'être présente, ni trop, ni trop peu... Un apprentissage parfois délicat... Et puis, on a de la chance, aujourd'hui, la technologie permet d'oublier la distance...</p>
<p>Chaque fois qu'ils arrivent chez moi ou que je vais chez eux, je suis tellement, tellement heureuse ! Alors forcément, là aussi,  je pense à vous, Madame...</p>
<p>Je suis toute émue qu'ils aient bien voulu de mon vieux berceau... Toute à mon plaisir, j'ai proposé de le remettre en état. Je bricole un peu, et j'aime la couture aussi. Cet été, j'ai accompagné Chloé choisir le tissu de son choix, (un joli vichy "taupe" et "écru", ce sont des couleur à la mode, pleines de douceur, et qui pouvait convenir tout autant à une petite fille qu'à un petit garçon). Vous allez rire, mais plus d'une fois je me suis trouvée prétentieuse... Et l'exercice devint une gageure ! J'aurais aimé pouvoir le coudre avec vous, vos conseils m'auraient été bien nécessaires !  Plus d'une fois, en soupirant,  j'ai pensé à vous, Madame...</p>
<p>Enfin, ce soir, j'ai noué le dernier ruban aux petits barreaux ouvragés, je ne suis pas mécontente d'avoir terminé... J'étais un peu inquiète à l’idée de ne pas réussir à l'achever à temps.... C'est que je pars dans deux jours le leur apporter !</p>
<p>Avec les petites chutes de tissu, j'ai même réussi à rhabiller un panier en osier dont je me servais pour poser quelques langes, crèmes et autres barboteuses près de la table à langer. Votre fille l'a trouvé ravissant et, en riant, m'a dit qu'elle allait le garder pour elle ! Je crois que tout ça lui fait plaisir... Alors, quand elle a ce si joli sourire et que je la vois heureuse, si vous saviez comme je pense à vous, Madame...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Brigitte, ( + Avril 2010),  pour Chloé...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>--------------------------------<br />
<em>Puisque maman ne le rajoute pas, je me permets d'illustrer ce texte avec une photo envoyée hier soir sur notre téléphone a Chloé et moi :</em></p>
<p><em>Merci maman. </em></p>
<p><a href="http://www.mot-a-mo.com/wp-content/uploads/2011/10/IMG_1193.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1592" title="Berceau bébé" src="http://www.mot-a-mo.com/wp-content/uploads/2011/10/IMG_1193-300x225.jpg" alt="Berceau bébé" width="300" height="225" /></a></p>
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		<title>La paix !&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 14:18:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Je me fous de ce que vous allez en penser ! Je n'en peux plus de souffrir, je n'en peux plus d'aller si mal... A quoi bon vous expliquer, aucun mot ne pourrait correctement traduire l' angoisse qui m'oppresse du matin au soir... Je n'ai de répit que dans le sommeil que me procure les médicaments... [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Je me fous de ce que vous allez en penser !</p>
<p>Je n'en peux plus de souffrir, je n'en peux plus d'aller si mal...</p>
<p>A quoi bon vous expliquer, aucun mot ne pourrait correctement traduire l' angoisse qui m'oppresse du matin au soir...</p>
<p>Je n'ai de répit que dans le sommeil que me procure les médicaments... Mais il m'en faudrait prendre bien plus encore pour ne pas faire tous ces cauchemars...</p>
<p>Ne vous faites aucun reproche, je n'en veux plus à personne... Et d'ailleurs, personne n'est responsable... Tout est devenu trop compliqué pour moi... Ce que je laisse derrière moi m'est bien égal... Je m'en fous de ce qu'il adviendra de ceux qui me survivront...</p>
<p>Ne cherchez donc pas à tout expliquer ! Tout ne s'explique pas... Mais tout se ressent, et si vous pouviez simplement être à ma place quelques instants seulement... Vous ne poseriez plus de questions !</p>
<p>Ne vous croyez pas obligés de me convaincre de tenir bon, je n'en ai plus l'envie, et surtout plus celle de me battre contre mes démons, vous ne savez rien de mes hantises et de mes supplices...</p>
<p>Laissez moi faire le seul choix qui me délivrerait de ma souffrance... Cessez de me soupçonner d'exercer sur vous un quelconque chantage... Je n'ai plus de force et vous me fatiguez davantage...</p>
<p>D'ailleurs allez-vous en ! Je ne veux plus que vous rodiez sans arrêt à surveiller mon armoire pharmacie, à compter mes bouteilles et mes somnifères... Je sais très bien ce que je fais, et pour quelles raisons je le fais !</p>
<p>Foutez moi la paix !</p>
<p>Vous aurez tout loisir d'en parler quand je ne serai plus là pour vous contredire ! Et vous embrasserez enfin la carrière contrariée de psychologue ou de psychiatre qui vous a tant manqué...</p>
<p>Vous reinventerez un monde qui n'a jamais existé et pour lequel, de toutes façons, je ne suis pas fait !</p>
<p>Foutez-moi la paix !</p>
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		<title>365 jours et des poussières&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 21:48:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Rose, je pense à toi. Souvent. Je crois t'apercevoir encore, parfois au détour d'une rue. Une blondeur, que sais-je, une silhouette qui s'efface dès qu'on l'attrape du bout des yeux... Je ne pleure plus. Ou alors parce que les photos... Et si, en plus, une musique... Un abysse. Un vertige. Toi, lui, eux, tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Rose, je pense à toi.</p>
<p>Souvent.</p>
<p>Je crois t'apercevoir encore, parfois au détour d'une rue. Une blondeur, que sais-je, une silhouette qui s'efface dès qu'on l'attrape du bout des yeux...</p>
<p>Je ne pleure plus. Ou alors parce que les photos... Et si, en plus, une musique... Un abysse. Un vertige.</p>
<p>Toi, lui, eux, tous ces visages sur papier glacé qui ne sont plus d'ici... Comme si la pellicule avait saisi avant nous votre regard déjà en quête d'un ailleurs... Ça me fait peur, ce vide, cet espace entre vous et moi, infranchissable, cette distance qui s'installe, comme si en nous quittant vous aviez perdu votre humanité pour mieux vous éloigner.</p>
<p>C'est ça. Vous éloigner. Vous êtes loin, je ne sais où, dans le temps et dans l'espace. Vous n'êtes plus, tout simplement. Vous n'êtes plus qu'une question sans réponse, un silence.</p>
<p>Vous me manquez, là, maintenant, et peut-être aussi quand je suis très occupée, ou très gaie. Vous me manquez. Quand au beau milieu du bruit et de l'agitation soudain je suis immobile même si pour tous les autres je continue d'avancer. Je suis immobile. Comme si cette immobilité pouvait un instant me rapprocher de vous, de votre monde. Je m'applique à vous ressusciter en silence, en vain... Mais je m'applique, je fais des paris fous, je promets l'intenable, je fais du chantage, pour qu'une seconde au moins vous soyez encore là... En vain... Alors je me remets à bouger, comme les autres, je fais semblant de vous ignorer, et, ne doutez pas de mon chagrin, mais j'y parviens...</p>
<p>Vous me manquez, parce que mes jours se multiplient tandis que les vôtres me sont retranchés.</p>
<p>Parce que c'est invraisemblable que vous ayez existé, et que vous ne soyez plus. Je commence des phrases qui ne s'adressent qu'à vous, je ne les termine jamais, elles se délitent dans l'absence... Vous ne répondrez plus.</p>
<p>La douce fraîcheur d'une brise ou le froid qui m'entame, un rayon qui perce la grisaille, un bruit familier, une musique nostalgique, et je pense à vous, je vous sens, si fort, si vrais qu'un instant vous n'êtes pas davantage là, mais plus si loin,  un sourire narquois ou tendre porté sur ma solitude de survivante...</p>
<p>A Rose,  à Bernard, à mon Papa, et à Jean-Paul. A Christian aussi, Marie-Anne, Nadou, Corinne, mes amis disparus... Et tous ceux qui sont partis avant eux...</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Marguerite&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 16:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Il m'a dit : "Tu n'as pas su...  Maman est morte..."  Marguerite est morte... En Mars. Pour quelques mois encore Marguerite avait eu cent ans. Ce jour là, il avait tenu à ce qu'elle soit une reine... Mieux vaut tard que jamais, Marguerite, de toute sa vie, n'avait jamais été une reine, si ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Il m'a dit : "Tu n'as pas su...  Maman est morte..."</p>
<p> Marguerite est morte... En Mars.</p>
<p>Pour quelques mois encore Marguerite avait eu cent ans. Ce jour là, il avait tenu à ce qu'elle soit une reine... Mieux vaut tard que jamais, Marguerite, de toute sa vie, n'avait jamais été une reine, si ce n'est dans sa cuisine ou dans son poulailler. Elle avait su se contenter de ce que la vie lui offrait. Or la vie lui offrait bien peu. Veuve depuis des années, elle s'était accommodée d'un quotidien chiche et de solitude. Elle avait délaissé depuis longtemps ses tricots dont plus personne ne voulait, laissant son regard se perdre dans la campagne qui, elle aussi, semblait doucement se passer d'elle... Ses journées s'épuisaient ainsi, à guetter le passage d'un facteur de plus en plus rare, à écouter l'horloge égrenner les heures et à attendre celle où le portillon grinçant annoncerait les visites quotidiennes qu'il ne manquait jamais de lui faire. Il craignait à chaque fois de la trouver tombée, blessée, il la voyait si petite et si fragile...</p>
<p>Sept enfants... Seuls deux lui étaient restés fidèles. Vous savez, dans beaucoup de familles c'est comme ça, les années sèment la distance, les différences, les petites et grandes jalousies... Autant de crève-coeur, pensait-il, qui l' avaient sans nul doute laissée fendillée, ébréchée, sans qu'aucune de ses tendresses ne réussissent à lui redessiner des yeux pétillants comme il aimait lui voir petit... Comme cette journée de fête où les cent bougies qui n'auraient pas tenu sur le gâteau d'anniversaire éclairaient  toutes les paumes tendues vers son sourire éberlué... Tous deux si proches et silencieux, laissant cependant quelques mots rugueux s'échapper d'une tendresse, ou une tape affectueuse ponctuer un élan pudiquement réprimé...</p>
<p>La maison est en vente au bout de la rue, vide, si vide, moins des ses meubles que d'elle qui avait voulu la quitter, laisser son "petit-dernier" s'habituer à continuer le chemin sans elle. "J'ai fait mon temps" disait-elle," ne vous occupez plus de moi" ... Mais s'il en était un de fidèle, c'était lui, qui n'avait rien ménagé qui  puisse lui donner quelques derniers petits bonheurs. Jusqu'au bout, allant chaque soir lui rendre visite à des kilomètres de là, dans une de ces maisons qui camouflent maladroitement le triste naufrage de toute vieillesse. Il tentait de l'interesser aux dernières nouvelles du village, s'extasiant sur le plateau repas qu'on lui servait tiède et presque à l'heure du goûter, l'incitant à souper pour y puiser de quoi vivre encore un peu, ça le terrorisait qu'elle puisse un jour s'en aller...</p>
<p>C'est arrivé.</p>
<p>A l'aube, il ne traverse plus la rue pour aller nourrir les lapins. Il se lève moins tôt, mais pour autant ne dort pas. Comment voulez-vous qu'il dorme quand toute sa vie il s'est levé dès potron-minet ? Et puis ça lui manque d'aller couper l'herbe encore pleine de rosée, même s'il se souvient que ça lui pesait de le faire quand il y était obligé... C'est terriblement ça la vie, on se prend parfois à regretter des choses plus par mélancolie que par véritable nostalgie...</p>
<p>Quand il passe devant la grande armoire qui a dorénovant trouvé sa place dans sa salle à manger, il se souvient d'elle et de son grand tablier, s'affairant à y ranger le peu de vaisselle qu'elle utilisait... D'ailleurs, il fut un temps où ce peu restait sur l'évier à s'égoutter de repas en repas... Et puis, s'il ouvre un tiroir, il se prend à caresser du bout des doigts les nappes de draps épais qu'elle avait brodé et qu'elle ne sortait qu'aux occasions qu'elle jugeait suffissement importantes pour risquer la tâche de vin ou de gras...</p>
<p>Elle lui manque... Cruellement... Tellement... Il a beau avoir soixante ans, c'était sa Maman...</p>
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		<title>Arromanches&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 19:20:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet La mer là-bas à la couleur d'un chagrin inconsolable. Même le plus chaud des rayons ne parvient pas à donner au rivage des allures estivales. Je ne sais si l'été les vacanciers osent se dénuder sur la plage, en cette fin d'Octobre les promeneurs s'en vont emmitouflés creuser l'arène mouillée de leurs empreintes éphéméres. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>La mer là-bas à la couleur d'un chagrin inconsolable. Même le plus chaud des rayons ne parvient pas à donner au rivage des allures estivales. Je ne sais si l'été les vacanciers osent se dénuder sur la plage, en cette fin d'Octobre les promeneurs s'en vont emmitouflés creuser l'arène mouillée de leurs empreintes éphéméres. La marée ici descend en ravalant ses larmes, et remonte en exultant de rage.</p>
<p>L'horizon n'est qu'un pointillé de béton noirci par la risée saline qui finit de s'effondrer sur les hauts fonds de Mulberry Port... Plateformes aux ferrailles échevelées, caissons Phoenix qu'on ne voudrait jamais imaginer pouvoir renaître de leurs cendres... Le souffle du large gonfle les vagues et nos manteaux de laine, à la Pointe du Hoc le vent s'époumonne en criant "Victoire !" avant d'aller s'affaler sur le gazon étoilé de Colleville... 9387 croix blanches ont le triste privilège d'une vue imprennable sur la mer...</p>
<p>Plus bas, Omaha Beach, l'immense ruban de sable blond ne subit plus d'autres assauts que ceux des chars à voile, La Sanglante, fort heureusement, ne porte plus si bien son nom, mais l'hémorragie d'antan perdure comme un bruissant murmure entre bourrasques et flots salés...</p>
<p>Un musée, quelques monuments érigés à la mémoire de ceux qui bravèrent un Mur qui se crut à tort invincible, Sherman, Cromwell et autres Panzer, chars ou canons  nous réclament de leur socle encore un peu d' admiration... Hélas, nous avons depuis consacré beaucoup plus  d'énergie à  inventer d'autres machines à tuer qu'à générer la paix... Et des croix, des croix et des croix comme bien moins cependant que de vies sacrifiées à notre présente indifférence. Car pour quelques moments d'émotion sincère causée par l'abominable beauté d'un paysage à jamais hanté par cette marée humaine offerte aux canons ennemis, que reste t'il de tous ceux qui sous la terre dorment bercés par nos déambulations attérrées : tant de sang sous la verdure...</p>
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		<title>L&#8217;absent&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 12:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre. Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>La journée enfin s'épuise dans la cacophonie métro-Babel qui t'engloutit, anesthésiant ta lassitude dans les tressauts du wagon sur les rails grinçants. Tu t'abandonnes aux secousses de la rame, morne berceuse d'une après-midi d'octobre.</p>
<p>Le front plissé et les yeux mi-clos tu ne vois plus l'enfilade des quais bondés d'une foule grise. Tes pensées sont ailleurs, loin de cet avaloir de saleté et de poussière grasse, peut-être à des années d'ici quand "Il" était encore là, l'espace de quelques stations, le Temps s'est effacé...</p>
<p>La douleur lancinante de son absence resurgit ce soir alors qu'un chiffon d'éther l'avait doucement mis en sommeil ces dernières années... Pourtant les jours avaient parus si longs quand il s'en était allé, comme si l'avenir sans lui se faisait prier pour exister...<span id="more-331"></span></p>
<p>Un abominable chagrin où la colère s'était installée comme une ultime parade à l'inéluctable, rempart dérisoire pour endiguer cette récurrente injustice qui s'obstine à nous priver de ceux qu'on aime. Cette incompréhension pour toute réponse stérile à nos interrogations. Pourquoi "Lui" tandis que tant d'autres nous indiffèrent et sont toujours en vie ?...</p>
<p>Écouter d'abord s'égrener les heures comme autant de tocsins martelés sur la fonte de nos âmes endeuillées, puis faire du Temps un ami et bientôt négliger de les compter. Pleurer moins à force de se convaincre qu'il ne s'agit que d'un chagrin provisoire, que viendra un matin où tout sera "comme avant". Finir par y croire et souffrir davantage quand la raison nous rattrape.</p>
<p>Se prendre alors de vertige en contemplant l'abîme creusé par cette curieuse absence qu'on n'ose pas nommer... L'échappée n'est plus si belle mais mortelle et rompt sournoisement un dialogue qui, s'il n'existait guère de son vivant, semble maintenant nous manquer... Il faut se résoudre à n'avoir que trop parlé ou pas assez...</p>
<p>Une chape est tombée, à quoi bon faire tourner nos tables ? Le bois en craquera de dépit de ne trouver personne sous la chaleur de nos doigts...</p>
<p>Un passant parfois emprunte sa silhouette flattant nos espoirs les plus fous... Se retenir de courir car bientôt l'image se floute dessinant un inconnu que l'on maudira de n'être pas "Lui".</p>
<p>En parler souvent au Passé avec cette indulgence qu'on ne prête qu' à ceux qui sont morts, lui attribuer des mots qu'il n'aurait pas manqué de dire, réentendre sa voix au détour d'une expression, et le gratifier de qualités qu'il n'avait peut-être pas, s'en souvenir autrement qu'il n'était vraiment, imaginer qu'il sourit de notre pauvre condition terrestre tandis qu'il s'épanouit dans un ailleurs que nous fabriquons à la mesure de nos émotions...</p>
<p>Regarder toutes ces photos qui semblent prises pour l'éternité, y retrouver son sourire malicieux dont il parait aujourd'hui nous narguer et parfois y découvrir un regard qui semble déjà voir bien au-delà de nous...</p>
<p>Trouver ce jour plus lourd que tous les autres, ne pas aimer voir vieillir ce chagrin, se reprocher de ne plus y penser si souvent ou de rire encore alors qu'il n'est plus là.</p>
<p>Enfin sentir combien il nous manque, avec tout ce bonheur qu'on ne sait plus comment partager, et cette chaise désespérément vide où personne n'ose plus jamais s'asseoir...</p>
<p>A Jean-Paul et tous ceux qui inéxorablement nous quittent...</p>
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		<title>Marie-Anne&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 13:58:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tweet Une fois encore la Mort me prive d' une amie... D' une amie au long court, de celles qu'on ne voit pas tous les jours, mais qu'on peut retrouver à chaque instant sans que le temps n'ait de prise sur la sincérité des sentiments qui nous unissent... De celles avec qui on peut reprendre une conversation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Une fois encore la Mort me prive d' une amie... D' une amie au long court, de celles qu'on ne voit pas tous les jours, mais qu'on peut retrouver à chaque instant sans que le temps n'ait de prise sur la sincérité des sentiments qui nous unissent... De celles avec qui on peut reprendre une conversation comme si elle n'avait  jamais été interrompue.</p>
<p>Bien qu' hélas la maladie nous ait depuis des années prédit cet épilogue redouté, la réalité vient de nous rattraper, notre chagrin est alors fait d'autant d'impuissances à modifier la fin de l' histoire que de détresses devant cette bizarre absence qui partout s'immisce...</p>
<p>Je passais sous ses fenêtres sans pourtant m'arrêter bien souvent... Mais je savais que c'était possible, que si aujourd'hui le temps me manquait, demain peut-être je le prendrai... Et aussi, ne pas y passer trop souvent,  l'inquiétude montant crescendo, la crainte de ne plus être qu'une indiscrétion... Ce soir et à jamais, je pourrais bien grimper ses escaliers, je ne la trouverais plus allongée sur son canapé, fumant un cigare qui ne pouvait plus lui faire davantage de mal qu'il ne l'avait déjà fait...</p>
<p>Je sais qu'elle n'est plus là, et son absence habille la rue, hante la ville et résonne dans la brise qui se mêle de pluie... Je croise des gens et je les envie de ne pas ressentir ce vide innommable qui dévore tout autour de moi...</p>
<p>Oui, la Mort s'empare de préfèrence de ceux qu'on aime, et nous laisse désemparés, démunis, dépouillés, rendus à notre cruelle précarité... La Faucheuse n'a cure de justifier sa maraude, toutes les excuses sont bonnes et valent condamnation...</p>
<p>Le ciel  ce matin se fait un mouchoir des nuages. Elle si lumineuse aurait sans doute préféré s'en aller dans la clarté d'un rayon printanier...  Qui davantage qu'elle nous aura aussi simplement donné une idée de ce qui est admirable ?...</p>
<p>Marie-Anne il ne nous reste plus maintenant qu'à être à la hauteur de ce que tu as été... Encore quelque chose qui te ferait éclater de rire ! Comme tous les gens formidables tu te croyais très ordinaire !...</p>
<p>Et maintenant que tu ne peux plus nous empêcher de te le dire :  "Chapeau bas, Madame" ! Vous avez été une femme remarquable, d'une élégance rare, et sûr, vous nous manquez déjà...</p>
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		<title>Orpheline&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 15:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Ce matin le ciel n'est plus qu'un chagrin... Le printemps s'est pudiquement retranché derrière des nuages gris et ose à peine pointer le bout de son nez... Seul un pâle rayon en s'en échappant réchauffe une tâche de primevères juste écloses sous la rosée du jardin... Au moment où tout s'arrangeait... Juste quand il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div>			
			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Ce matin le ciel n'est plus qu'un chagrin... Le printemps s'est pudiquement retranché derrière des nuages gris et ose à peine pointer le bout de son nez... Seul un pâle rayon en s'en échappant réchauffe une tâche de primevères juste écloses sous la rosée du jardin...</p>
<p>Au moment où tout s'arrangeait...</p>
<p>Juste quand il n'y avait plus que du bonheur à partager...</p>
<p>Elle est partie si vite...</p>
<p>Un merle s'est posé sur le faîte d'un mélèze et s'égosille à nous convaincre qu' un nouvel Avril est pourtant là...</p>
<p>Alors je pense à toi Petite Fille, car l'oiseau m'a dit...</p>
<p>Qu'il fallait te laisser pleurer, que ces larmes étaient la seule façon de t'apaiser...</p>
<p>Qu'il ne fallait pas t'inquiéter de ne pas avoir eu le temps de lui dire merci,</p>
<p>De t'avoir donné la vie, d'avoir tout compris, tes erreurs et tes chagrins,</p>
<p>Tes choix, tes désirs et tes envies, une Maman c'est fait pour ça ...</p>
<p>Que désormais près de toi mon garçon saurait te dire tous les mots qui te soulageront et qui, venant d'autres que lui, te sembleraient maladroits...</p>
<p>Que son Amour, doucement, tendrement, te protégerait du vertige de cet abominable vide et que tu te sentirais sereine...</p>
<p>Orpheline...<span id="more-581"></span></p>
<p>De vos fou-rires et de vos connivences,</p>
<p>De tout ce que vous aviez encore à vous dire,</p>
<p>D'une famille qui ne sera plus jamais la même sans Elle, mais qu'en partant elle a rendu encore plus solide...</p>
<p>Oui, j'ai bien entendu, l'oiseau me l'a dit...</p>
<p>Qu'il fallait te laisser tranquille...</p>
<p>Que la douleur de son absence risquerait de ne m'être d'abord qu'un reproche,</p>
<p>Que le Temps seul était capable de soulager ta détresse et d'adoucir tes souvenirs...</p>
<p>Que viendrait le moment de découvrir tant de mains tendues et de coeurs à embrasser,</p>
<p>Qu'un petit bout de berlinois bientôt gagnerait ton sourire et qu'il serait un jour heureux que tu lui parle d'Elle...</p>
<p>Que ce chagrin plus qu'un autre aura anéanti la petite fille et révélé la femme,</p>
<p>Qu'en si jolie Bretagne te reste un Papa, et que ce Papa là aura besoin de toi, qu'en filigrane de tes éclats de rire, de tes bonheurs, il l'apercevra et se reconstruira...</p>
<p>Et moi je te le dis,</p>
<p>Qu'enfin, si tu en veux bien, toute ma tendresse t'est acquise, et que si plus tard tu en avais besoin, à mon tour je te prendrais par la main...</p>
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		<title>Rosemary&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 16:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tweet Dimanche 07 février 2010. Il est un peu plus de midi. Le ciel est aussi lourd que je le suis d'un chagrin de plus. Le cimetière est aussi désert qu'il puisse l'être à cette heure d'un dimanche de février. Des maisons alentours ne parvient aucune résonnance. Les façades ici semblent avoir pris le deuil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>Dimanche 07 février 2010.</p>
<p>Il est un peu plus de midi. Le ciel est aussi lourd que je le suis d'un chagrin de plus.</p>
<p>Le cimetière est aussi désert qu'il puisse l'être à cette heure d'un dimanche de février. Des maisons alentours ne parvient aucune résonnance. Les façades ici semblent avoir pris le deuil pour toujours. La neige l'aurait allégé de cette lassitude brumeuse et humide, mais elle a fondu en larmes qui mêlées aux nôtres laissent les allées de graviers creusées de ravines et de flaques d'eau grises.</p>
<p>Qui n'en connaîtrait pas le chemin le trouverait aisément en ramassant les pétales de fleurs qui jonchent le passage où il y a seulement quelques heures les plus proches des tiens t'accompagnaient silencieux et accablés jusqu'à la tombe familiale.</p>
<p>Ce matin, une cascade de fraicheur recouvre pudiquement la pierre. On ne peut plus lire les noms de ceux qui reposent avant toi sous la lourde dalle tant les bouquets et les gerbes se bousculent dans un pastel de glaïeuls, de gerbéras, de roses et de tulipes mêlées de verdures sensées resister plus longtemps à la froidure. N'émerge de cette brassée flamboyante qu'un prénom aux dorures délavées, celui de ton gamin foudroyé auquel tu n'auras survécu que parce qu'il le fallait bien, jusqu'à ce qu'épuisée de t'en convaincre, tu ne préfères le rejoindre...</p>
<p>J'ai eu peine à m'endormir hier soir, imaginant la nuit envelopper ta tombe de sa mantille noire. Malheureuse de ne savoir t'éviter cette définitive solitude, privée de la lumière des jours, de la blancheur des lunes et de nos quatre saisons. Pas un arbre, pas un buisson où quelque moineau courageux pourrait venir se percher à meilleure embellie... J'ai peine à te savoir immobile à jamais sous cette pesanteur, toi à la blondeur si fragile...</p>
<p>Ce cimetière sans âme qu'un souffle puissant balaye comme pour en chasser la pauvre chaleur que nous tentons de te conserver...</p>
<p>Je ne participe pas à la gabegie de phrases de circonstance, je ne sais si la mort soulage les uns d'une vie que la souffrance rend intolérable, les autres de l'impuisssance qu'ils éprouvent à ne pas avoir réussi à vous la rendre à nouveau supportable...</p>
<p>Je ne sais si tu es mieux sous ce masque de cire dont le dernier soupir accable, je ne sais rien qui puisse m'apaiser, je ne veux surtout rien pour toi de ces banalités faites pour rassurer ceux qui restent, je leurs préfère mes souvenirs et le silence, la retraite et l'intimité de mon chagrin.</p>
<p>Il me faudra du temps...</p>
<p>Je voudrais pour toi des mots légers qui rendraient ton départ moins insupportable, mais s'ils existent ils ne viendront que plus tard, quand j'aurai pris la détestable habitude de ne plus espérer t'apercevoir au coin d'une rue, quand je comprendrai réellement pourquoi tu es aux abonnées absentes et que j'aurai le courage d'admettre qu'une part de moi t'a manqué...</p>
<p>Je ne garde pour ce soir que la fine pluie qui perle tes bouquets, que le ciel assorti à la couleur de ma peine, que la lourdeur de cette sépulture qui ne te ressemble pas, je ne retiens ce soir que la lenteur de ton premier jour à l'ombre de ta vie...</p>
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		<title>60 ans&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 10:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mo</dc:creator>
				<category><![CDATA[deuil - nostalgie - tristesse]]></category>
		<category><![CDATA[âge]]></category>
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		<description><![CDATA[Tweet 27 Novembre 2009 Soixante ans... C'est l'âge que tu aurais aujourd'hui... Combien sont-ils ceux qui peuvent les fêter en regardant paisiblement en arrière sans rien regretter ? Combien contemplent leur passé avec indulgence et par la pensée refont le chemin à l'envers sans avoir ni remords ni mélancolie ? Toutes ces années  pour construire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="bottomcontainerBox" style="border:1px solid #808080; border-radius:5px 5px 5px 5px; box-shadow:2px 2px 5px rgba(0,0,0,0.3);background-color:#F0F4F9;">
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			</div><div style="clear:both"></div><div style="padding-bottom:4px;"></div><p>27 Novembre 2009</p>
<p>Soixante ans... C'est l'âge que tu aurais aujourd'hui...</p>
<p>Combien sont-ils ceux qui peuvent les fêter en regardant paisiblement en arrière sans rien regretter ?</p>
<p>Combien contemplent leur passé avec indulgence et par la pensée refont le chemin à l'envers sans avoir ni remords ni mélancolie ?</p>
<p>Toutes ces années  pour construire un présent serein ?...</p>
<p>Ne pas se sentir vieux pourtant, avoir d'autres projets encore, et plus facilement se laisser aller à des rêves insensés puisque c'est maintenant qu'il faut les réaliser avant de n'en garder que des regrets.</p>
<p>Jamais tu ne seras sexagénaire...<span id="more-462"></span></p>
<p>Tu m'as laissé affronter seule mes rides et mon  corps qui se dérobe, tu as renoncé à partager tous les bonheurs que l'âge donne...</p>
<p>Si tu savais tous ceux que me donnent nos petits...</p>
<p>Si tu savais combien tout prend de l'importance : la nature devenant parcimonieuse j'apprends chaque jour l'exacte valeur des choses, je ne gaspille plus d'énergie à combattre les moulins à vent.</p>
<p>Le bonheur devient plus accessible juste parce qu'on devient moins exigeant.</p>
<p>Les rêves les plus fous deviennent réalisables parce qu'on leurs consacre nos dernières ardeurs...</p>
<p>Le temps s'emballe et ne parait jamais plus long, parfois trop court hélas lorsqu'on s'avise de vouloir terminer ce qu'on a commencé un peu trop tard...</p>
<p>Le temps semble nous être compté. Et comment en douter en s'apercevant que tant de nos amis s'en sont allés ?...</p>
<p>Soixante ans... Tu les aurais maintenant... Et moi, je les aurais aimé, tout comme j'avais aimé tes jeunes années...</p>
<p>Sans toi depuis quelques saisons j'ai continué d'exister, je n'ai sans doute pas réalisé tout ce que je m'étais promis d'accomplir, mais petit à petit j'ai quand même avancé. Sans toi, j'ai défié puis franchi les obstacles, sans toi je me suis effondrée et me suis relevée, sans toi j'ai fait des projets...</p>
<p>J'ai découvert une autre à l'envers de moi. La douleur n'est jamais totalement vaincue, à peine surmontée, en tous cas jamais oubliée. Elle surgit au détour d'un refrain quand on ne l'attend plus, elle se réfugie et reprend vigueur au coin d'une photo, et nous dépouille de la force que l'on met à la repousser...</p>
<p>On ne peut se forger un avenir qu'en puisant dans son histoire... Dans chaque chagrin, dans toute douleur se cache une nouvelle détermination dont j'ai quelquefois pu m'emparer pour mieux  leur résister. Mais je suis si seule, même entourée...</p>
<p>J'aurais bientôt soixante ans et à jamais tu seras mon cadet...</p>
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