Ménage…

Faire le ménage…

Au sens propre comme au figuré, c’est dépoussiérer, nettoyer, se débarrasser  du superflu, faire de la place pour d’autres objets ou d’autres priorités. C’est regarder son « intérieur », et s’interroger sur ce qu’on aimerait changer. Ce peut être une armoire qui prend trop d’espace, une pression qu’on s’impose sans raison, tout ce qui pollue notre quotidien, et décider d’y remédier…

J’ai archivé mes dossiers, mis à jour les classeurs pour mieux entamer cette nouvelle année de courriers, de factures, de garanties et autres divertissements. J’ai fait de même pour ce qui encombrait mon âme et mon cœur, je n’ai gardé que l’essentiel, il me faut désormais être plus légère pour affronter l’avenir…

Les épreuves que le cours d’une vie impose, toutes ces douleurs, toutes ces peurs, tous ces chagrins, sont autant d’occasions d’ouvrir grand les yeux sur notre réalité. Pour y faire face le plus convenablement possible, il m’est à moi indispensable de commencer par me sentir en bons termes avec moi-même. J’ai besoin d’être au plus près de ce que je suis réellement, de voir mon reflet dans chaque miroir que je croise sans avoir trop de reproches à me faire, et pour y parvenir, il me faut beaucoup de bienveillance, de celle qu’on s’accorde rarement, qui m’aidera à m’accepter telle que je suis, et non à me rêver telle que j’aurais aimé être, et à ne pas me fixer de sommets que je n’aurai pas le souffle d’escalader, ou de m’infliger des peines que je ne mérite pas… Pas simple ni aisé, surtout quand une éducation judéo-chrétienne vous suggère la rédemption à force de souffrances et de renoncements…

Rien de tel qu’un réel souci pour reconnaitre entre mille tous vos vrais amis… Le réveil peut parfois être brutal, mais si l’on écoute attentivement cette petite voix intérieure qui nous chuchote ce qu’on nomme intuition, flair, inspiration, les surprises sont rares, ne restent que ceux que d’instinct vous saviez être les authentiques…

Et ceux là me sont tellement précieux… Ces mêmes pour qui je serai là aussi s’ils en avaient besoin. Les amis proches, ceux dont jamais je n’ai pu douter un instant, mais aussi ceux qu’on retrouve, et qu’on redécouvre avec bonheur, et qui, discrètement se révèlent surprenant de gentillesse, cette si douce et si jolie qualité qu’on a eu tendance parfois à réduire à de la charité, de la pitié, ou une faiblesse de ceux qui la pratiquent… La gentillesse, la bienfaisance de ceux qui trouvent même maladroitement, le mot qui soutient, le signe qui apaise, la discrétion qui s’impose, les vrais ne s’immiscent jamais, les vrais ne s’incrustent pas, les vrais sont là, tout près, disponibles, jamais envahissants ni péremptoires.

Je ne peux cheminer, je ne peux me reposer, je ne peux avancer ou combattre que lorsqu’en moi et autour de moi tout me semble à la bonne place, que lorsque mon énergie se concentre sur ce qui m’est réellement fondamental, j’ai besoin de lumière et d’espace pour mieux être efficace, dessiller c’est aimer mieux, c’est aimer plus fort, et parfois être heureux…

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